Statut de chef de foyer : égalité entre femmes et hommes

18 Octobre 2018

La publication du communiqué de presse du Gouvernement Monaco est de bon augure pour Monaco 2040, puisqu'il est intervenu le même jour que le lancement de notre nouveau site!

Rappelons que Monaco est un État de droit. L'une des caractéristiques principales des pays qui sont des États de droit est de respecter leur Constitution. Sur deux points, l'égalité femme/homme et les pratiques budgétaires, il semble évident que le Gouvernement était hors des clous. Sur le deuxième point, nous vous inviterons prochainement à lire les différentes analyses produites par Monaco 2040.

Mais sur l'égalité femme/homme, le communiqué du Gouvernement constitue une avancée majeure pour Monaco, non seulement parce que les discriminations en ce qui concerne les 530 fonctionnaires et agents de l'Etat et de la Commune seront éliminées au 1er janvier 2019, mais aussi parce que le Gouvernement présente une feuille de route pour éliminer ces discriminations pour toutes les femmes travaillant dans le secteur privé.

L'important est bien sûr que le principe de non-discrimination soit clairement posé. Cela peut paraître une évidence, et pourtant, rappelons que la proposition de loi présentée par la minorité de la précédente mandature du Conseil National de Monaco visant à corriger cette discrimination en 2014 a été enterrée par trois Présidents du Conseil national successifs ainsi que par trois Présidentes de la Commission de la Femme et de la Famille. Pour ces personnes, le coût était prohibitif, le principe de non-discrimination ne pesait pas lourd face au portefeuille. Tout au plus, quelques mesures compensatoires ont été proposées pour limiter l'impact de la discrimination sur les femmes monégasques et fonctionnaires. Des sparadraps, des pourboires, qui ne faisaient rien pour défendre le principe de l'égalité entre femmes et hommes.

Alors, une fois n'est pas coutume, Monaco 2040 voudrait féliciter le Gouvernement pour son communiqué de presse, et l'encourage à entamer sans tarder les discussions concernant la Convention bilatérale franco-monégasque de sécurité sociale en matière d'ouverture de droits aux prestations familiales.