Contribuer activement à la protection de notre environnement

Contexte

Depuis 2 siècles, du fait des activités humaines la Terre et l'humanité sont engagés dans une « grande accélération » : augmentation brutale de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, de la température moyenne de surface du globe, de l’acidification des océans, du niveau des mers, de la surpêche, du recul de la biodiversité, de la population (urbaine), de la consommation d’eau, d’engrais, d’énergie primaire et de ressources naturelles, de la déforestation etc.

Cette grande accélération, dont les effets ne s'observent que tardivement (nous commençons à peine à le ressentir, alors que c’est déjà le cas pour d’autres peuples plus vulnérables, de nombreuses espèces et espaces naturels), ne peut évidemment pas durer (cf. les nombreux rapports scientifiques du GIEC et de l'IPBES, du Club de Rome de 1972 pour ne citer que les plus consensuels).

 

La question qui s'est posée depuis qu'on s'interroge aux conséquences du "développement"  et qui se pose de plus en plus est : "sachant tout cela, qu'est-ce qu'on fait ?"

 

Si on ne fait rien ou pas suffisamment (c'est l'option choisie jusque là par la plupart des dirigeants de cette planète, et malheureusement plus le temps passe, moins une action est suffisante), la nature se chargera de rétablir l'équilibre à notre place, comme elle l'a toujours fait. Dans ce cas de figure, il faut alors se poser la question de savoir comment s'adapter au mieux dans un monde sans doute en chaos.

Si on veut faire quelque chose de "suffisant", que faudrait-il faire exactement ? Ne serait-ce que pour le réchauffement climatique, le GIEC nous propose toute une série de mesures qui ne seront jamais véritablement appliquées et qui même si les plus raisonnables l'étaient, ne suffiraient certainement pas à garantir l'objectif de la COP21 de +1.5°C en 2100 (en omettant par ailleurs tous les autres désagréments environnementaux des solutions proposées par GIEC). Les pays du Nord se sont engagés lors des différentes COP à aider financièrement les pays du Sud à s'adapter au changement climatique, mais même ces montants sont trop importants. Quant aux pertes et dommages que les pays du Sud réclament aux pays du Nord, ces derniers s'y sont toujours refusés. En réalité, la question des "solutions suffisantes possibles" est totalement ouverte aujourd'hui.

Il est donc urgent que nous réfléchissions nous aussi à l'ensemble de ces questions car quelles que soient les décisions prises, cela engage l'ensemble des générations actuelles et futures et tous les écosystèmes sur de longues échelles de temps. 

Le Conseil national représentant l'ensemble des générations actuelles, nous pensons que l'Assemblée doit incarner l'ensemble de ces problématiques afin de défendre l'intérêt de la population sur ces questions de nature existentielle, ce qu'il ne fait pas du tout actuellement.

Proposition

Nous souhaitons que le Conseil national :

  • incarne véritablement la problématique environnementale qui doit devenir une priorité de premier rang de l'Assemblée

  • puisse proposer, avec le Gouvernement, un débat public régulier sur le thème de la politique environnementale