Monaco 2040 : on fait le point !

2 mai 2018

Comment tout a commencé ?

Il y a quelques mois, nous nous sommes lancés dans l’aventure Monaco 2040 avec pour seule ambition de réfléchir à l’avenir à long-terme de Monaco. Pourquoi? Parce que certains signes commençaient à s’accumuler et certaines limites se rapprocher :

  • le territoire est à présent entièrement construit

  • l’IMSEE prévoit 15000 monégasques dans 50 ans

  • les baby-boomers commencent à peine à partir à la retraite et le coût de la retraite des fonctionnaires (et du privé!) va exploser au cours des 20 prochaines années

  • l’accès au territoire et la circulation n’ont jamais été aussi saturé et il n’y a pas de raison pour que ça s’améliore tout seul

  • le rythme des constructions (qui sont obligatoires pour que le modèle économique et sociale perdure) devient insupportable pour bon nombre de résidents et ça ne s’améliorera pas

  • nos réserves font du surplace au lieu de suivre l’évolution de notre croissance

  • la bulle immobilière atteint de tels sommets que Monaco est devenue la ville la plus chère du monde

  • etc.

et on ne voyait pas très bien combien de temps on pourrait encore tenir comme ça.

 

Alors on a voulu réfléchir à tout ça. L’exercice n’est pas simple, loin de là, mais on se devait de faire cet effort, pour notre génération et les suivantes. Le résultat est venu confirmer l’intuition que nous ne voulions pas entendre : si on continue comme ça, on va probablement bientôt entrer dans une phase de “dépassement” de nos limites (si ce n’est déjà fait) avant de nous "effondrer" (sans doute vers le milieu du siècle). Cette chute pourrait être d'ailleurs précipitée par un "cygne noir" venant de l’extérieur de notre pays (perte de l’absence de fiscalité, explosion de la bulle immobilière, crise financière intense, accélération du changement climatique etc.).

 

Nous ne pouvions pas garder cela pour nous, c’était trop. Notre amour du pays et de nos enfants nous l’interdisait. Et nos enfants nous en auraient voulu définitivement. Alors voilà, on a décidé de tout vous dire (via notre site web pour que tout le monde en profite), pour qu’à la fin on puisse, ensemble, décider du chemin que nous voulons prendre. Car oui, même si ce scenario “business as usual” ne plaît à personne, il peut encore être aisément évité. Et cet autre chemin n’est pas forcément déplaisant !

 

On a donc successivement essayé :

  • de vous donner les clés pour comprendre la situation actuelle (Analyse)

  • de raconter ce scenario central qui ne plaît à personne (Impasse)

  • de lister tous ces points qui, de notre point de vue, devraient être traités pour sortir de là (Synthèse de l’analyse)

 

Qu’est-ce qu'il nous reste à faire à présent ?

Eh bien traiter chacun de ces points ! Aujourd’hui, ils sont au nombre de 26 mais pourront évoluer au fil de l’eau.

 

Et on commence par quoi ?

On va commencer par piocher dans les points qu’on a qualifié d’ “importants”, les points “révolutionnaires” nécessitant de revoir les choses en profondeur (la plupart de ces points sont liés entre eux et pourront être traités d’un coup, on verra ça plus tard).

 

Parmi ces points “importants”, on va traiter en priorité :

 

B1

instaurer un régime de retraite des fonctionnaires qui soit vraiment autonome (et non pas dépendant du budget sous quelque forme que ce soit)

C'est un sujet d'actualité, qui a fait consensus entre toutes les formations pendant la dernière campagne électorale et qui va prendre une ampleur de plus en plus importante, au risque de mener à une inévitable réforme dont les principales victimes seront les futurs retraités si le problème n'est pas traité le plus rapidement possible.

F3

se préparer à l'impact du changement climatique et à ses conséquences

Le changement climatique est une réalité qui impactera tout le monde dans des proportions insoupçonnées dans les prochaines décennies, et Monaco n'y échappera pas, bien au contraire. Alors autant s’y prendre le plus tôt possible

F4

faire de Monaco un acteur mondial majeur dans la lutte contre le réchauffement climatique

Il en va de l’intérêt du pays de sauver ce qui peut encore l’être et de contribuer à son rayonnement international sur cette question qui sera, de loin, la plus importante du XXIème siècle.