Elections nationales 2023

Une élection aux forts enjeux

Un contexte particulier

En cette fin de mandat pour le Conseil national, Monaco entre indubitablement dans une période nouvelle :

  • les réserves de l'Etat (rapportées aux dépenses) n’ont jamais été aussi faibles malgré des recettes exceptionnelles

  • le climat se dérègle lentement mais surement et nous en percevons des signes de plus en plus manifestes

  • l'Etat n'a plus qu'un terrain constructible d’envergure, l'Annonciade, ensuite il n'y en aura plus

  • la qualité de vie diminue pour une partie des habitants

  • le prix du mètre carré, parmi les plus élevés au monde, ne cesse de monter, rendant la possibilité de se loger de plus en plus délicate​​

  • les dépenses annuelles et triennales de l’Etat ont explosé ces dernières années

  • la part de l’immobilier dans le patrimoine de l’Etat ne cesse de grandir, faisant peser un risque de plus en plus important pour l’Etat par absence de diversification

  • les comptes publics annuels sont en déficit réel pour la 3ème année consécutive en 2021, après 2019 et 2020 (pour éviter que ces déficits deviennent officiels ou trop importants, l'Etat les comble en prélevant dans le Fonds de Réserve Constitutionnel avant la cloture des comptes)​

  • la couverture médiatique de Monaco ces derniers temps montre une image peu attractive du pays​​

  • la négociation de l’accord d’association avec l’UE entre dans sa phase décisive

C'est dans ce contexte particulier où de grandes décisions seront prises que nous voterons le 5 février 2023 pour la prochaine mandature du Conseil national.

 

Des sujets prioritaires difficiles

Dans ce contexte, la prochaine mandature du Conseil national aura un certain nombre de sujets difficiles à traiter et ne pourra plus faire l'impasse du long-terme. En particulier, il devra :

  • analyser l'accord d'association avec l'UE afin de se prononcer pour ou contre dans l'intérêt à long-terme et exclusif de la nation

  • enfin s'intéresser (et même fortement) à l'environnement (on ne peut pas continuer comme ça)

  • faire une proposition forte pour définir et garantir la pérennité du modèle social (ce n'est pas le cas aujourd'hui)

  • proposer des solutions pour l'avenir à long terme du logement dans un contexte où l'Etat n'a plus de terrain (sans terrain, le logement des Monégasques va couter beaucoup plus cher)

  • proposer un certain nombre de dispositifs afin de bâtir une nouvelle confiance entre les Monégasques, le Gouvernement et le Conseil national

Nous espérons que la campagne électorale qui vient de démarrer permettra d'apporter des réponses fortes et convaincantes à ces problématiques essentielles à notre avenir.